Pour les policiers néerlandais, les Pays-Bas sont devenus un « Etat narco » Un pamphlet émanant d’un syndicat des forces de l’ordre estime que les réseaux criminels liés à la drogue ont prospéré en raison d’un désintérêt des pouvoirs publics.

  Le syndicat néerlandais de la police  (NPB) en est convaincu, depuis qu’il a interrogé quelques centaines de ses membres : les Pays-Bas  sont devenus en trente ans un « Etat narco ». Dans un pamphlet d’une dizaine de pages diffusé à la mi-février, les policiers affirment que la production et le commerce – en ligne, notamment – de narcotiques ont atteint un tel niveau que le royaume figure en tête du classement mondial du chiffre d’affaires lié au cannabis, à la production de drogues synthétiques et à l’importation de cocaïne, qui transite notamment par le port de Rotterdam. Instaurée dès les années 1970 pour prétendument casser les réseaux clandestins et favoriser  la réinsertion de leurs membres, la politique  de « tolérance » à l’égard des drogues douces est sur la sellette Pieter Tops, professeur de gestion à l’université de Tilbourg, acquiesce, dans le quotidien De Volkskrant : tout ce qui fait la richesse du pays (son esprit entrepreneurial, son réseau autoroutier et ferroviaire, ses infrastructures de pointe dans le numérique et la finance) a, selon lui, été exploité à merveille par les réseaux criminels. Dans le document publié par le syndicat policier,  un enquêteur raconte : « Au cours des vingt-cinq dernières années, j’ai vu des petits dealers devenir  de grands entrepreneurs et des investisseurs respectés entretenant de bonnes relations avec le monde  politique. »       Mise en place dès les années 1970 pour prétendument casser les réseaux clandestins et favoriser la réinsertion de leurs membres, la politique de « tolérance » à l’égard des drogues douces est donc à nouveau sur la sellette. Pour certains, elle aura surtout permis de taxer  les coffee shops, points de vente officiels de marijuana dans le pays. Pour d’autres, elle aura limité l’usage des drogues dures pour les Néerlandais. Les policiers insistent, eux, sur le fait que l’accent mis sur les autres formes de délinquance grave (crimes de sang, vols…) a entraîné un désintérêt pour les réseaux criminels liés à

  Source: parti-de-la-france.fr  

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