Le Gouvernement s’obstine à attendre d’une improbable croissance le recul du chômage et le recul de la dette publique. A cette fin, il développe une stratégie d’essence libérale (au sens économique du terme) fondée sur :
l’innovation (de nouveaux produits pour relancer la consommation) ; l’exemple de la téléphonie mobile montre les limites de cette démarche : les appareils sont produit en Asie tandis que l’évolution technologique réduit le nombre de personnes affectées à la téléphonie : de 155 992 emplois en 1998, le secteur est passé à 102 087 en 2010, et la suppression de 31 000 à 42 000 emplois est annoncée à l’horizon 2020
l’exportation (conquérir de nouveau marché) : indispensable pour couvrir les importations, les exportations ne réussissent même pas aujourd’hui à assurer une balance commerciale équilibrée : le solde est négatif depuis 2002 ; les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des matériels de transport (avion, train, voiture) sont excédentaires, tandis que l’énergie, les machines, l’électronique ainsi que les autres productions industrielles sont déficitaires ;
le développement de la compétitivité des entreprises, mais celle-ci se traduit par une destruction d’emplois (productivité) et une baisse des recettes fiscales pour l’Etat (CICE…) ;
l’affaiblissement des contraintes, notamment des normes environnementales, pour favoriser l’immobilier, l’agriculture industrielle, les unités touristiques nouvelles en montagne…
Les chercheurs de croissance ne peuvent atteindre le Graal. Certains affirment que la baisse tendancielle de la croissance dans le monde est liée à la diminution de l’énergie disponible. Cette situation se produira, mais, pour l’heure, l’absence de croissance est la conséquence d’une saturation des marchés occidentaux (les ménages et les entreprises sont équipés) alors que, dans le même temps, nous sommes incapables, en raison d’énormes différences de pouvoir d’achat, de produire pour les pays émergents.
La croissance est de moins en moins riche en emploi. Avec une croissance démographique de + 0,5% par an et des gains annuels de productivité horaire du travail de + 0,3% au cours des dix dernières années, il faut une croissance de la production de + 0,8% pour stabiliser l’emploi (+ 1,2% en tenant compte de l’élasticité des politiques d’embauche).
Construire un nouveau modèle économique
Les objectifs de

  Source: m-e-i.fr  

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