Un an après l’agression mortelle de Chaolin Zhang, la communauté lutte toujours «contre le racisme antiasiatique».

La sœur et la veuve de la victime déposent des bouquets de fleurs au pied d’une plaque commémorative dévoilée quelques mois plus tôt. À côté, sur une banderole, la devise républicaine est réinventée: «Sécurité! Liberté! Égalité! Fraternité». Quelques dizaines de membres de la communauté asiatique de Seine-Saint-Denis se sont rassemblés lundi à Aubervilliers à l’appel du collectif d’associations asiatiques Sécurité pour tous. À l’endroit même où, un an auparavant, trois individus agressaient Chaolin Zhang, un ouvrier textile chinois de 49 ans en situation régulière. Il était décédé des suites de ses blessures. «Nous nous rassemblons pour rappeler sa mémoire», explique Taki Wang, co-organisateur de la commémoration, «dans une ville où beaucoup de gens sont issus de l’immigration». Au-delà de l’hommage rendu à la victime, le «combat contre l’insécurité et le racisme anti-asiatique continue», veut croire Tamara Lui, journaliste chinoise indépendante, membre du comité de soutien à la famille de Chaolin Zhang. Dans son viseur: les agressions croissantes dont les ressortissants de la communauté chinoise en France sont victimes. Le nombre des vols avec violence visant des Chinois, à Aubervilliers, a bondi l’année dernière, passant de 35 à au moins 105 agressions. «Il existe l’amalgame selon lequel les Asiatiques seraient des commerçants et donc auraient beaucoup d’argent», regrette Taki Wang, qui précise qu’il s’agit, dans la plupart des cas, de vols à la tire ou d’agressions à domicile. Sun-Lay Tan, membre du collectif Sécurité pour tous, relève de son côté des agressions régulières à Bobigny, Pantin et Vitry-sur-Seine, où habite aussi une forte communauté asiatique. «Des femmes se sont fait ligoter chez elles», note-t-il, tout en estimant que «le regard sur le racisme antiasiatique, même dans les (…) Lire la suite sur Figaro.fr

  Source: parti-de-la-france.fr  

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