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Comment est-on ou devient-on Français ? Cette question, comme une pièce de monnaie a un côté face et un côté pile. Côté face, il y a les données de l’histoire et les exigences de l’intérêt national. Côté pile, il y a l’alchimie idéologique par laquelle la gauche a investi et perverti le débat. C’est ainsi que le droit du sol serait devenu un tabou, et un « marqueur » républicain. Ce sujet offre l’occasion de montrer comment la gauche l’emporte dans la bataille sémantique par une subversion des mots face à laquelle la prétendue « droite » révèle son indigence intellectuelle.
L’histoire est limpide. Les sujets du Roi de France étaient les hommes et les femmes qui naissaient et vivaient sur le territoire dont il était le Souverain. Ils étaient « régnicoles », étaient soumis à la justice royale et ne demeuraient étrangers qu’à leur détriment, puisque, sans héritier, leurs biens devenaient alors la propriété du roi, à leur mort. La notion de nationalité n’avait guère de définition juridique précise. Rousseau pouvait encore se proclamer citoyen de Genève. C’est cette conception monarchique qui prévaut en 1791.
La France est toujours un Royaume. Le droit de la nationalité apparaît après la Révolution et c’est sous le consulat qu’il reçoit sa première définition. Pas de chance pour la gauche : celle-ci est fondée sur le droit du sang et l’intention est claire. L’égalité acquise des Français leur donne ce pouvoir de transmettre à leurs héritiers, à leurs enfants, la qualité qui est désormais la leur d’être citoyens, comme les nobles avant 1789 transmettaient leurs titres de noblesse. Il est donc clair que le droit du sol est monarchique : c’est le maître du territoire qui détermine l’appartenance ou la dépendance. Il est aussi évident que le droit du sang est une conquête de la révolution et qu’il est donc le plus républicain des deux. Le droit du sol refera surface beaucoup plus tard pour des raisons démographiques et militaires et non poussé par le progrès démocratique.
Notre pays, de loin le plus peuplé d’Europe avant la révolution et

  Source: lagauchematuer.fr  

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