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Le 28 octobre 1934, à la tribune du Congrès radical, principal parti politique de feu la troisième république, Edouard Daladier, qui neuf mois plus tôt était encore président du Conseil, s’exclame : « Deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu’un Etat démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n’eût pas tolérées dans le royaume de France. L’influence des deux cents familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse ».
Cette légende des deux cents familles hante encore, presque un siècle plus tard, la vie politique française. Il n’y a que la nature de ces fameuses deux cents familles qui varie selon les locuteurs : les régents de la Banque de France pour Edouard Daladier, les juifs pour les antisémites (en 1937, dans Bagatelles pour un massacre, Céline écrivit : « On parle des deux cents familles, on devrait parler des cinq cent mille familles juives qui occupent la France »), les bourgeois pour les communistes, les tenants de la finance pour les socialistes. Comme tout mythe, cette fable politique et historique a permis, couplée à certaines autres, l’imposition d’une idéologie de gauche dans la psyché française et a conduit à de dramatiques errements de gouvernance.
Les français sont donc tous de gauche. Les Gilets Jaunes pas plus que les autres. Les français sont tous de gauche car biberonnés dès l’enfance à la haine du riche ; qu’il soit noble ou bourgeois. Aux riches et à toute idéologie qui, de près ou de loin, le défend. Le riche est devenu bouc émissaire de tous les maux et l’explication à l’incompétence de nos politiques. L’élite se protège derrière ce mythe. Protection offrant l’inaccessibilité.
Ainsi, s’ils paraissent s’approprier des discours de gauche, les Gilets Jaunes ne le font pas plus que l’ensemble des français. Mais, à l’inverse de ceux qui ne manifestent pas, ils ont compris que le choix d’une élite capable est une impérieuse nécessité. Car voilà, sans que jamais il ne soit clairement prononcé, le désir des Gilets

  Source: lagauchematuer.fr  

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