Le « oui » à la suppression de l’interdiction de l’IVG semblait jeudi en tête des intentions de vote, mais le nombre d’indécis est élevé et la participation difficile à estimer.

Près de 3,5 millions d’Irlandais sont appelés à se prononcer, vendredi 25 mai, pour ou contre la libéralisation de l’avortement dans un référendum historique pour ce pays de tradition catholique qui avait massivement voté pour le mariage homosexuel en 2015. Les bureaux de vote ouvrent de 8 heures locales à 23 heures (9 heures à minuit heure de Paris), avec interdiction de faire  campagne à proximité des écoles où se déroule le scrutin, même si les accessoires devenus tendance tels que les badges et les pulls promouvant l’un ou l’autre camp sont tolérés.  Lire aussi :   L’Irlande affronte le tabou de l’avortement Au terme d’une campagne achevée dans une certaine tension entre partisans et opposants de l’avortement, le « oui » à la suppression de l’interdiction constitutionnelle de l’IVG semblait en tête des intentions de vote, malgré une participation difficile à estimer  et un nombre élevé d’indécis. Toutefois, les autorités ont enregistré un nombre important de nouveaux inscrits sur les listes électorales, avec plus de 118 000 demandes d’ajout cette année, signe de l’intérêt pour ce vote. Une législation parmi les plus restrictives d’Europe La mobilisation de l’électorat a été l’un des grands axes des militants anti et pro-avortement, les premiers tablant sur un sursaut de l’Irlande rurale, tandis que les seconds ont fortement encouragé les jeunes à s’inscrire et à voter. S’exprimant la veille du vote sur la radio Newstalk, le premier ministre Leo Varadkar l’a qualifié d’« opportunité d’une seule génération », rappelant qu’en cas de victoire du « non », il n’y aurait pas de deuxième référendum. Réitérant son appel à voter en faveur du « oui », le chef du gouvernement irlandais a affirmé que « depuis l’introduction du huitième amendement dans la Constitution, 170 000 femmes sont allées à l’étranger pour avorter ». La consultation pose précisément la question de l’abrogation du huitième amendement de la Constitution irlandaise, introduit en 1983, qui interdisait l’avortement jusqu’à une réforme votée en 2013 permettant des exceptions lorsque la vie

  Source: parti-de-la-france.fr  

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