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Les jugements réservent parfois des surprises par rapport aux réquisitions prises par le procureur présent à l’audience, après les débats contradictoires oraux. Un de nos lecteur dont nous tairons le nom pour sa protection, nous a fait ce témoignage :
« Après avoir fait casser les plaintes de XXXX contre moi, j’avais presque gagné mon procès XXXX en 1ère instance à la XVIIe Chambre Correctionnelle de Paris, cette chambre spécialisée en droit de la presse.
Sur les 12 accusations, 10 avaient été annulées par la procureure elle-même à la fin des débats, et après un court délibéré avec les autres magistrats, les deux restantes posaient question. Ma bonne foi avait été reconnue. Seul problème durant cette audience, le refus d’examiner les preuves apportées par moi et d’entendre un témoin venu expliquer ce qui s’était réellement passé avec cette chef de service.
Malgré le refus de présenter des preuves et d’entendre un témoin, la confrontation avec cette officier qui m’accusait de diffamation m’avait été favorable.
Or, à ma grande surprise, lorsque j’ai reçu le jugement «officiel», après le délibéré de deux mois, le compte-rendu des débats était faux.
Les réquisitions du procureur, à la suite des débats, inversés.
Sur les 12 accusations, seules deux étaient annulées. Pourtant j’étais venue à ce procès avec un témoin parce qu’il est interdit, en France, d’enregistrer un procès.
La salle avait été réservée à cette affaire, la mienne – toute une après-midi à affronter cette officier syndicaliste, ce qui ne m’avait pas posé de problèmes. De 13H00 à 18H00 ! Nous avons failli rater notre train avec le témoin qui m’accompagnait.
Et je découvrais ensuite, deux mois après, que les débats n’auraient duré que peu de temps, vu le compte-rendu, et que j’étais coupable quasiment sur tout.
Oui, en France, des magistrats peuvent rédiger de faux jugements.
Le diable se cache dans les détails.
D’ailleurs, ce ne sont même plus des détails. »
 
 

  Source: lagauchematuer.fr  

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