Extrait de l’Édition du 4 juin 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

Une politique à l’italienne… Les frères ennemis de la campagne électorale, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, ont décidé de former une alliance électorale improbable, au lendemain du scrutin du 4 mars dernier. Enfin, au lendemain, si l’on peut dire, puisqu’il a fallu tout de même plus d’un mois pour trouver une plateforme commune, tant le gouffre politique qui sépare les deux formations est important. La presse mainstreamse sert trop souvent de l’image d’une alliance Le Pen – Mélenchon pour éclairer cet accord, alors qu’il y a moins de différences entre les politiques sociales et économiques du FN et de la France insoumise, qu’entre ceux de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles. C’est dire… Mais la volonté de lutter contre l’immigration-colonisation et de redonner les clefs de son destin à l’Italie, en s’affranchissant de la tutelle de l’Europe de Bruxelles a semble-t-il suffit à créer une plateforme commune. C’est à vrai dire l’essentiel. Même si l’expérience montre qu’à chaque fois qu’un mouvement identitaire et national s’est allié avec un autre parti, de droite, de gauche ou d’ailleurs, dans une coalition gouvernementale, il s’est embourbé dans le jeu des compromis politiciens comme de la dépendance européiste, et les avancées promises se sont trouvées réduites à quelques gestes symboliques sans portée réelle. Dès lors, l’hétérogénéité de l’alliance italienne porte en elle les germes de l’échec à venir.   L’équation n’est pas simple. En 2017, l’économie italienne a affiché une croissance économique de seulement 1,5 %, alors que la moyenne dans toute la zone euro s’élevait à 2,5 %. Au premier trimestre 2018, la croissance italienne a ralenti jusqu’à 1,4 % en glissement annuel, alors qu’au sein de l’UE elle restait stable à 2,5 %. Pour redresser la situation, les dirigeants des partis vainqueurs préconisent le recours à plusieurs stimulations fiscales allant à l’encontre des principes d’austérité de la BCE, la Banque centrale européenne. La baisse des impôts sur le revenu pour les entreprises et les particuliers à 15 % augmentera significativement leurs capacités d’investissement, tout en réduisant les

  Source: parti-de-la-france.fr  

Voir sur le site du Parti de la France