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En illustration : sondage Odoxa réalisé pour l’Express, révélé le mardi 25 Novembre 2016
Il y a quelques mois de cela, je réalisais une mise en perspective des sondages[i] et des résultats effectifs dans le cadre des élections présidentielles autrichiennes (lire Elections autrichiennes, sondages et perspectives 2017). Le constat était déjà on ne peut plus évident : les candidats des partis dits traditionnels (en Autriche : les Verts, les conservateurs et les sociaux-démocrates) sont très largement surestimés dans les sondages (leurs résultats électoraux sont pour tous presque deux fois inférieurs aux sondages, y compris les sondages réalisés à la veille du vote).
Les élections néerlandaises du 15 mars 2017 viennent d’en donner une nouvelle illustration. Le parti travailliste (l’équivalent de notre parti dit « socialiste ») réalise un score final de 5,7 % alors que les sondages l’ont constamment mis au-dessus de 12% sauf la veille de l’élection, soit plus du double (courbe en rouge dans le graphe ci-dessous[ii]) et un effondrement de près de 20% par rapport aux élections précédentes ! Les centristes de l’ « Appel chrétien-démocrate » (CDA, en vert foncé ci-dessous) étaient crédités en permanence de plus de 16% d’intentions de vote et même presque 20% à la veille du scrutin pour ne réaliser finalement que 12%. Les démocrates 66 (D66, une tendance sociale-libérale, en vert pâle ci-dessous) ont suivi la même tendance pour un résultat identique. Dans une moindre mesure, le vainqueur de ces élections, la droite conservatrice (parti populaire libéral et démocrate, VVD, en bleu foncé ci-dessous), a elle-aussi été touchée par ce phénomène puisque les sondeurs l’imaginaient systématique au-dessus de 24 % dans les semaines précédant l’élection alors qu’elle n’a réalisé que 21,3%. Annoncé par les sondeurs comme le futur vainqueur, l’extrême-droite (parti pour la liberté, en gris ci-dessous) qui était montée à plus de 35% des intentions de vote et caracolait encore largement au-dessus de 20% à la veille du scrutin a réalisé finalement un piteux 13%.  A contrario, les élections néerlandaises ont vu une très forte poussée des « petits » partis, pour la plupart de

  Source: lagauchematuer.fr  

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