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Monsieur le président,
Qu’il est étrange pour moi, monsieur Macron, de vous nommer Monsieur le président. Mais grâce à notre démocratie fort imparfaite, à la pravda médiatique française qui vous a soutenu et à l’effondrement des gauche et droite qu’elles soient républicaines ou plus vraies, certains diront extrêmes, vous avez remporté cette élection. Tout d’abord je souhaite vous féliciter. Vous féliciter non pas par courtoisie républicaine mais comme un soldat vaincu félicite un adversaire dont il reconnait le talent à la guerre.
Aujourd’hui, la guerre, c’est-à-dire la campagne électorale est terminée. Mais la paix n’a pas encore sonnée. En vous poussant jusqu’au trône de la république française, les français n’ont signé qu’un armistice. Alors, bien que les vieux éléphants du parti socialiste, fatigués d’incompétence et d’échecs sonnent déjà à votre porte, bien que les journaux de gauche vous encensent ce matin, bien que les insoumis vous aient chaleureusement et sincèrement félicités hier, nous autres, militants de la droite véritable, sommes à terre et reconnaissons votre partielle victoire. Nous ne sommes toutefois pas vaincus. Et alors que la gauche dans son ensemble et une partie sans doute assez large de la droite républicaine vous soutiendront afin d’avoir un strapontin du pouvoir républicain, nous autres militants véritablement insoumis à ce capitalisme financier qui n’est en rien capitaliste, prendront les armes, intellectuelles s’entend, pour foncer contre, selon les mots de Libération, le « barrage Macron ». Vous n’avez pas céder hier mais vous céderez bientôt.

  Source: lagauchematuer.fr  

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