Je dis amis car je partage l’essentiel de vos valeurs et parce que j’ai cheminé avec vous comme ministre en charge de l’Economie Sociale et Solidaire. Je me sens toujours aussi proche de ce que vous inventez et faites vivre chaque jour sur nos territoires, de votre esprit entrepreneurial et innovant, de vos combats pour la démocratie économique et la solidarité sociale.
Je suis fier d’avoir été à la tête d’un ministère de l’ESS à part entière, considéré pour la première fois et à ma demande comme un ministère économique, d’avoir préparé et fait voter, dans un large consensus politique, une loi de reconnaissance et de développement de l’ESS.
Cette loi porte mon nom mais elle porte aussi vos couleurs, car je l’ai largement co-construite avec vous. Dans un contexte marqué aussi bien par des visions différentes de l’avenir de l’ESS, que par une indifférence globale des pouvoirs publics et économiques, j’ai eu à cœur de vous écouter, de rechercher ensemble les équilibres nécessaires. Ceci a fait notre force.
De cette expérience, comme du reste de mon parcours politique, j’ai acquis la conviction que le rôle des responsables politiques est de donner une vision, d’animer et de fédérer, plutôt que de jouer à l’homme providentiel assénant des promesses sans avenir car aussitôt oubliées sur l’autel du « réalisme économique ». Le moment est venu de partager la construction de l’intérêt général, dans une démocratie plus vivante dont je veux porter l’inspiration à l’occasion de ma candidature à l’élection présidentielle.
Dans vos actions au service du développement de l’ESS, vous êtes et serez plus encore demain les acteurs de l’émergence d’une autre économie au service d’une meilleure cohésion sociale, plus proche des territoires, vigilante sur son impact écologique, ouverte à la citoyenneté économique pour assumer ensemble des choix justes et pérennes.
Je vous propose d’être au cœur du projet politique que je soumets à nos concitoyens. Je vous propose de porter ensemble une ambition encore plus forte pour l’ESS. Je vous propose d’être les éclaireurs de la « république coopérative » que j’appelle de mes vœux, selon le joli mot de Charles Gide. Nous pouvons et nous devons faire changer

  Source: benoithamon2017.fr  

Voir sur Benoît Hamon