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On allait voir ce qu’on allait voir ! Après une élection pleine d’imprévus, avec des premières semaines au pouvoir pleines de panache et d’entrain, il était quasiment acquis que les semaines suivantes allaient dépoter à vive allure. Il y allait avoir de la remise en question, voire, n’hésitons pas, du chamboulement.
Deux mois et demi après l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la poussière de la bataille commence à retomber, les larmes à se sécher et les rires à se tarir.
Compte-tenu de la feuille de route, évoquée en filigrane d’un programme électoral un peu flou, puis détaillée en début de mois de juillet devant un Congrès dont l’utilité peine encore à se voir, on pouvait s’attendre à un été calme et studieux, décidément placé sous le signe du travail profond et primordial du gouvernement et de la Chambre basse pour assurer une rentrée décisive en Septembre.
En tout cas, il n’y avait vraiment pas le temps pour l’approximation, le flou, l’à-peu-près et les dérapages qui, au passage, caractérisèrent si bien le quinquennat du précédent locataire de l’Elysée. Après tout, il y a tant à faire en France, tant de lois à passer, de réformes à mener, de mammouths à dégraisser et de chantiers à ouvrir pour remettre le pays sur le droit chemin, celui de la croissance, du plein emploi, de la sécurité, de la solidité budgétaire et de l’excellence scientifique et technique, que la polémique, les phrases en carton et les décisions hâtives n’ont absolument pas droit de cité…
C’est donc relativement confiant que je m’éclipsais début juillet, imaginant que chroniquer cet été serait fastidieux tant la matière politique viendrait à manquer : le gouvernement studieux serait naturellement peu disert et les étapes déterminantes viendraient forcément plus tard, cadencées comme du papier à musique, avec une maîtrise sinon parfaite du moins solide du timing médiatique.
Eh bien finalement non : il semble bien qu’a repris de plus belle la petite musique du n’importe quoi hollandesque, alors qu’on la croyait achevée depuis mi-mai suite à l’auto-débarquement piteux du capitaine pédaloflambiste.
C’est ainsi que nous observons depuis deux mois une

  Source: lagauchematuer.fr  

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