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En 2012, le changement, c’était maintenant, ou presque. Cinq années plus tard, il fallut se rendre à l’évidence : le quinquennat pédaloflanbyste se traduisait par la même fuite en avant que le précédent sarkoziste et le seul changement vraiment marquant fut celui de président. L’arrivée d’Emmanuel Macron marquait d’après beaucoup d’observateurs un renouvellement profond de la vie politique française. On allait voir ce qu’on allait voir, non mais alors !
Après un départ tonitruant et la découverte de la République En Marche, force politique toute nouvelle, toute belle et toute originale en majorité composée de transfuges de la gauche en déroute, le pays s’est rapidement remis de sa stupeur pour observer avec attention l’avalanche de réformes qui devait l’ensevelir dans un silence sépulcral.
D’avalanche il n’y eut point. De silence non plus, d’ailleurs.
À mesure que les réformettes et autres petits arrangements millimétriques s’échelonnaient dans l’agenda toujours très chargé du président et de son gouvernement, il fut rapidement visible que la révolution ne faisait que trottiner, et rarement dans la bonne direction. Il n’y eu pas plus de libéralisme ou de réformes dans un pays victime des gabegies sociales-démocrates que de beurre en branche.
Petit-à-petit, le constat se fit amer mais sans appel : le changement maintenant et la chance pour tous d’une France forte où ensemble tout deviendrait possible, tout ça s’avérait de plus en plus bidon.
À tel point qu’un an après la mise En Marche réglée du pays, point de silence sépulcral : c’est un charivari de cris, de bruit et de fureur qu’on a du mal à analyser.
À Toulouse, le retour de l’état de droit se fait encore attendre : suite à un contrôle de police, la population locale a semble-t-il décidé de faire sécession avec la République en mettant d’importants moyens pour repousser les envahisseurs en uniformes. La gestion des cités chaudes n’a apparemment absolument pas évolué depuis 30 ans, et Macron n’y apporte pour le moment aucune réponse concrète.
À Marseille, un nouveau fait divers de règlement de comptes sur fond de drogue fait un blessé grave par balle en plein centre-ville. À part le trafic, rien de stupéfiant dans la cité phocéenne

  Source: lagauchematuer.fr  

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