Par Christian Baeckeroot, ancien député, membre du Bureau politique du Parti de la France.

Vers un référendum ? Pourquoi pas ! Mais d’abord des excuses pour avoir violé la décision populaire en 2005. Le 29 mai 2005, les Français, à 54,68, répondaient NON à la question qui leur était posée par référendum en vertu de l’article 11 de la Constitution française par le Président de la République Jacques Chirac, après adoption du texte du projet dans les mêmes termes par les deux Assemblées : « Approuvez-vous le projet de loi permettant la ratification du traité établissant une Constitution européenne ? ». Couplé au NON des Pays bas, et puisqu’un seul pays refusant de ratifier le texte suffisait à le rendre inopérant, ce refus français aurait dû signer la fin de cette Constitution de l’Union voulue par les supranationaux mondialisés, architecture institutionnelle visant à abattre les derniers murs d’indépendance nationale dont Valery Giscard d’Estaing fut le maître d’œuvre à la tête de la Convention chargée d’en établir les règles. Il n’en fut rien. Dans un déni de démocratie sans précédent, les européistes s’acharnant dans leur projet funeste, réussirent à contourner les décisions populaires en rédigeant un nouveau traité qui reprenait 90 % des éléments de la Constitution sans y mettre ni le mot ni la nature institutionnelle. Ce fut le honteux Traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy devenu Président fit ratifier par le Congrès et signa le 13 décembre 2007. Au moment où, désireux de sortir si possible par le haut de la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron semble vouloir organiser un nouveau référendum à l’issue des débats nationaux/alibis qu’il a voulus, organisés et cadrés, ne serait-il pas juste, souhaitable et pour tout dire réparateur que la République, par la voix de son Président, reconnaisse l’atteinte faite à la souveraineté du peuple français, bafoué dans sa volonté, nié dans sa parole et muselé dans son pouvoir décisionnaire ? Le traité de Lisbonne fut une infamie, non seulement dans ses intentions – le fédéralisme comme seule voie pour le destin du Continent – mais dans sa pratique – toujours moins d’indépendance, toujours plus de technocratie et de pouvoir bureaucratique de la Commission – et dans ses

  Source: parti-de-la-france.fr  

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