Comment est-ce que le président Macron pourrait affirmer son leadership et ses ambitions européennes au vu de la planète, face au cas Poutine. Un vrai casse-tête pour notre président ?
On résume.
D’une, notre président a à cœur de défendre les valeurs d’une Europe libérale, avec tout son cortège de relationnel international, de business, de marchés, de contrats, d’intérêts nationaux, etc.
De deux, en tant que dirigeant d’un des États Européens, il a l’obligation de partenariat vis à vis des autres États et de leurs dirigeants. Il doit savoir afficher une certaine solidarité, fédérale européenne, tout en gardant la face, ne sanctionnant pas la France de possibles marchés et partenariats, tout en restant juge d’une pensée toute occidentale, sachant garder un certain recul politiquement correct de mœurs et de conventions.
Dans ce genre d’exercice, notre président, il faut le dire n’est pas très bon, restant le cul entre deux chaises, tentant toujours de ménager la chèvre et le loup. Nous avons eu l’exemple déjà à plusieurs reprises, dans ce NON engagement vis à vis de la Syrie par exemple, sur l’utilisation d’armes chimiques, voulant la preuve, de la preuve, de la preuve, de la preuve, avant de faire quoique ce soit, qu’il y a des preuves.
En bref, il botte en touche.
Macron vs Poutine
Alors, devant un dictateur tel que Poutine, un type qui a institué le mensonge comme étant LA politique d’état, notre pauvre président, avec toute sa conviction néolibérale est littéralement balayé. Et on ne peut pas lui en vouloir, car il faut reconnaitre qu’il est certainement très difficile pour un dirigeant européen, devant avant tout travailler avec du concret, avec diplomatie, de faire face à ce genre de personnage malsain.
Alors faut-il pour autant rester le cul entre deux chaises, ne faut-il pas pour autant s’engager, violenter comme Monsieur Macron sait si bien le faire contre ses concitoyens ?
« Moscou expulse 23 diplomates britanniques et ferme le British Council. »
A l’heure grave où nos voisins anglais déplorent un attentat de la part des Russes sur leur territoire, impliquant directement Poutine, à l’heure où ce dictateur « néonationaliste frustré, » va être reconduit hors toutes

  Source: gilles-ragnaud.fr  

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