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Je me souviens du lundi 11 mai 1981, il y a donc déjà 37ans, comme si c’était hier …
Ce matin-là, je repris le travail, comme tous les lundis matin, mais j’étais au plus mal, après une soirée électorale catastrophique qui avait porté François Mitterrand à l’Elysée.
La journée du 11 mai fut très difficile. Et ce n’est pas le visage rayonnant de mon ami et collègue de bureau Bernard, socialiste convaincu, qui pouvait me remonter le moral.
En fait, de mon côté, le fait que la gauche atteignait le pouvoir était aggravé par la personnalité de François Mitterrand pour lequel j’avais acquis depuis longtemps une totale aversion. Pour moi, il était un politicien du passé, représentant de la catastrophique quatrième République, minée par le régime des partis. Je connaissais aussi son passé aux côtés du maréchal Pétain. Pour moi, il était un homme sans conviction, uniquement motivé par le service de son ambition.
La première fois que j’entendis parler de Mitterrand ce fut pendant les événements de mai 68. J’étais alors étudiant dans une école d’ingénieurs. En réaction à mon père, gaulliste de toujours, j’avais suivi les événements avec attention, mais plus par curiosité que par conviction.
A propos de Mitterrand, à cette époque, je me souviens de deux choses : d’abord que le mouvement étudiant avait dans un premier temps été rejeté par la gauche et ensuite que lorsque la « chienlit » s’était installée, il était sorti du bois en se proposant pour reprendre les rênes du pays.
Ma conscience politique et mon positionnement à droite date de ce jour-là.
Heureusement, aux élections législatives de juin 68, le peuple français avait sifflé la fin de la récréation en confortant la droite au parlement (394 députés contre 91 à gauche).
Si on peut reconnaitre à Mitterrand d’avoir desserrer le carcan qui pesait sur la société de l’époque, il a sonné le début du déclin de la France qui fut ensuite aggravé par l’action de Lionel Jospin puis plus tard de François Hollande.
De ces années 80, il me revient des déclarations intempestives de certains socialistes qui croyaient avoir vu le messie en Mitterrand :

Jacques Lang : « Avec la victoire de la

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer