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À l’occasion de sa venue à Paris, Recep Erdogan n’a pu s’échapper une provocation inquiétante vis-à-vis d’un journaliste français qui l’interrogeait sur le soutien turc à Daesh. Sur le fond, se pose la question de l’attitude de l’Europe vis-à-vis de la dérive turque… Jusqu’où ira-t-elle?
Erdogan a repris les habits des sultans ottomans. Après avoir balayé la laïcité qu’Ataturk avait mise en place (sur le modèle français) au sortir de la guerre de 14-18, il exerce aujourd’hui un contrôle dictatorial serré sur son pays. L’échec du coup d’État de juillet 2016 lui a donné l’occasion de légitimer une restriction massive des libertés en emprisonnant opposants et journalistes.
Toute la question est de savoir jusqu’où ira ce projet islamiste ancré au coeur de l’Europe. L’attitude d’Erdogan mériterait que plus d’un Européen s’en inquiète. Sa visite à Paris ne peut que confirmer les craintes…
Erdogan, insultant sultan pour les journalistes
Au cours de la conférence de presse commune entre Emmanuel Macron et Recep Erdogan, un journaliste d’Envoyé Spécial a interrogé le sultan sur son soutien aux milices islamistes en Syrie. La réponse est publiée ci-dessus. Elle en dit long  sur la langue de bois pratiquée en Turquie.
Au passage, Erdogan signale les « 4.000 camions d’armes » envoyés en Syrie par les États-Unis. L’occasion était trop belle de rappeler l’opération Bois de Sycomore, lancée par la CIA avec l’Arabie Saoudite pour financer une guerre destinée à abattre Bachar El-Assad.
On notera en tout cas que, même en tournée « séduction », Erdogan ne peut dissimuler son manque total de respect pour les journalistes et pour la liberté de la presse. Dès que celle-ci le gêne, elle est ramenée à une manipulation de ses opposants.
La fin de l’intégration de la Turquie à l’Europe
Définitivement donc, la Turquie s’est éloignée de l’Europe. La défaite des forces laïques en son sein constitue un retournement historique majeur. Après cent ans d’ouverture sur la Méditerranée, la Turquie se retourne vers l’Asie et vers ses origines ottomanes.
Emmanuel Macron est le premier chef d’État qui a eu le courage de mettre des mots sur ce nouveau chapitre qui s’ouvre. L’intégration de la Turquie dans l’Union, au

  Source: lagauchematuer.fr  

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