Editorial du « Monde ». Comme d’autres avant elle, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy pour ne pas les nommer, Marine Le Pen est une publicité vivante pour les poêles antiadhésives. Avec elle, jusqu’à présent, rien n’accroche, aucune mise en cause ne semble l’atteindre, aucune enquête sur le financement douteux de ses activités politiques ne paraît de nature à ébranler la confiance de ses partisans.

Au contraire même, il ne peut s’agir, à leurs yeux, que d’un vaste complot du « système » politique, judiciaire et médiatique contre la candidate du Front national  à l’élection présidentielle. Elle-même ne se prive pas de jouer  sur cette corde pour mieux se poser  en victime. i    Lire aussi :   Le Front national, une « victime » aux affaires florissantes Ce ne sont pourtant pas les dossiers qui manquent. Celui des assistants parlementaires des députés européens du FN, à commencer  par sa présidente, est aujourd’hui le plus brûlant. Depuis deux ans, le parti d’extrême droite est soupçonné d’avoir fait rémunérer  certains de ces assistants par le Parlement européen alors que ceux-ci n’y mettaient pratiquement pas les pieds et se consacraient exclusivement ou presque au FN à Paris. Bref, il s’agirait d’emplois fictifs. Alerté par l’organisme antifraude de l’Union européenne, le parquet de Paris  a ouvert une enquête préliminaire puis une information judiciaire pour abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que travail  dissimulé.  Lire aussi :   Front national : l’enquête sur les assistants parlementaires accélère C’est dans ce cadre que, après de nombreuses perquisitions et auditions, la plus proche collaboratrice de la candidate frontiste vient d’être mise en examen. C’est également pour cette raison que Mme Le Pen s’est vu réclamer  par le Parlement européen le remboursement de 340 000 euros, correspondant aux salaires de sa chef de cabinet entre 2010 et 2016. Devant son refus, une retenue sur salaire a été ordonnée. Lire aussi :   Le microparti de Marine Le Pen visé par un redressement fiscal  Lire aussi :   Front national : un système de financement à l’opacité organisée L’affaire « Jeanne », du nom du microparti consacré à l’action de Mme Le Pen, n’est pas moins sulfureuse. En octobre 2016, le parquet de Paris

  Source: parti-de-la-france.fr  

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