Alors que Mayotte est toujours paralysée ce jeudi par des barrages mis en place par la population qui proteste contre l’insécurité, une vaste opération de lutte contre l’immigration clandestine menée par les gendarmes est en cours. 42 migrants ont été interpellés.

Les barrages mis en place par la population pour protester contre l’insécurité se poursuivaient ce jeudi matin à Mayotte, où une grande opération de lutte contre l’immigration clandestine était menée par les gendarmes, a constaté une journaliste de l’AFP. Onze points de barrages ont été comptabilisés dans toute l’île. 42 étrangers interpellés   Une grande opération de contrôle par les gendarmes étaient en cours ce jeudi matin au nord de Mamoudzou, et 42 étrangers en situation irrégulière avaient été interpellés à 08h30 (06h30 heure de Paris), selon un premier bilan des gendarmes.      Mayotte est secouée depuis quatre semaines par un mouvement de contestation qui réclame des mesures contre l’insécurité et l’immigration.      La ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est rendue sur l’île  en début de semaine et a annoncé lundi une première série de mesures  pour la sécurité et contre l’immigration irrégulière. Mardi, au bout de cinq heures de négociations avec l’intersyndicale et le collectif initiateurs du mouvement, 15 mesures supplémentaires réclamées par ce collectif  ont été selon lui acceptées par le gouvernement. Insécurité et immigration    Parmi elles, la lutte contre les attestations d’hébergement et de paternité de complaisance, la mise en place de navires supplémentaires contre l’immigration clandestine, la reconnaissance des associations luttant contre l’insécurité, la lutte contre l’habitat clandestin et le démantèlement des bandes, sources d’insécurité.      Un des porte-parole de ce mouvement, Fatihou Ibrahime, avait alors salué “des avancées réelles” et indiqué que l’intersyndicale proposerait aux manifestants la levée des barrages.      Mais ceux-ci sont maintenus et la grève générale se poursuit, ont annoncé mercredi les organisateurs, estimant que “des points manquaient” dans l’accord de principe trouvé avec Annick Girardin, notamment en matière de sécurité. source: afp via bfmtv

  Source: parti-de-la-france.fr  

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