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Lundi, Frédéric de Lanouvelle, ancien journaliste de BFM, passé un bref instant par TF1, a été nommé porte-parole du ministère de l’intérieur.
En début de quinquennat, le journaliste Bruno Roger-Petit, ancien du Nouvel Observateur, de Challenges, fut nommé porte-parole de l’Elysée.
Ce n’est pas la première fois que des journalistes sont nommés au poste de porte-parole ou à un autre important poste proche du pouvoir. Nous en sommes tous conscient : les journalistes et les politiques appartiennent à la même classe sociologique, à la même caste et in fine à la même sphère d’influence. En 1997, le journalisme Serge Halimi a publié un essai titré : « Les nouveaux chiens de garde », dans lequel il démontrait la connivence des journalistes avec le pouvoir.
« Les médias français se proclament « contre-pouvoir ». Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence ».
Pour lui les journalistes ne forme un contre-pouvoir, ils organisent le pouvoir. Mais dans ce jeu des masques il n’analyse pas qui se sert de qui. Est-ce le journaliste qui utilise le politique pour pouvoir garder sa place et gravir les échelons ? Ou est-ce le politique qui se sert du journaliste pour accéder au pouvoir ? Ou les deux s’utilisent-ils l’un l’autre, non pour une place individuelle, mais pour défendre cette caste, leur caste et toutes leurs prérogatives ?
Mon raisonnement me conduit à la conclusion que c’est une caste qui se protège. Il n’y a donc pas de contre-pouvoir ; ou plus de contre-pouvoir pour peu que la presse le fut ne serait-ce qu’une journée. Il n’y a qu’un pouvoir. Unique. Unique et sans idéologies bien distinctes comme c’était le cas autrefois avec le communisme et le libéralisme.
Dès lors, pourquoi crie-t-on au complotisme lorsque le peuple constate cette connexion entre média et politique ? Pourquoi nous faire encore croire que les médias sont indépendants et que les français ont encore un choix à faire ? Car non. S’il n’y a- et c’est le cas- un seul pouvoir, un pouvoir unique alors il n’y a plus le choix. Ecrivons-le donc :

  Source: lagauchematuer.fr  

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