Pour la 35ème fois en deux ans, le camp de migrants de La Chapelle, dans le nord de Paris, a été évacué ce vendredi 18 août. Un démantèlement de plus qui ne règle pas le problème de fond de l’arrivée et de l’asile des migrants.

Sur le boulevard Ney, le rituel de l’évacuation des migrants du camp sauvage de la Porte de La Chapelle, dans le nord de Paris, est désormais bien rodé. Alors, avant même que l’opération ne soit terminée ce vendredi 18 août à l’aube, François Ravier, secrétaire général de la préfecture d’Ile-de-France, annonce l’étape suivante : réaliser “un examen de leur situation administrative dans les jours qui viennent afin que leur orientation soit la plus adaptée à leur situation”. En clair, discerner les migrants qui peuvent demander l’asile en France des “dublinés”, c’est-à-dire ceux qui doivent être renvoyés dans le pays par lequel ils sont arrivés sur le sol européen pour y demander l’asile, en vertu des accords de Dublin. Le problème des “dublinés” Problème, ces accords sont décriés depuis le début de la crise migratoire, en 2015. En effet, en cas d’afflux important, ils limitent les possibilités d’asile à quelques pays en première ligne, comme l’Italie et la Grèce, qui se trouvent débordés. Résultat, les migrants quittent clandestinement ces pays et traversent l’Europe jusqu’à échouer dans des campements sauvages comme celui de La Chapelle.   Preuve que les autorités ne sont pas inconscientes de ces déficiences, un mécanisme de solidarité avait été mis en place par la Commission européenne en septembre 2015 afin de mieux répartir les migrants dans les pays membres. Mais celui-ci a échoué, notamment à cause de l’opposition de certains pays. L’objectif initial de relocaliser 160.000 personnes arrivées en Grèce et en Italie a été rabaissé à 33.000 d’ici à la fin du plan, prévue pour septembre prochain. Au 9 juin, seules 20.869 relocalisations ont été effectuées d’après la Commission européenne. Malgré cet échec, le gouvernement français a présenté le 12 juillet un “plan migrants”  qui ambitionne entre autres de proposer une réforme de la procédure de Dublin au niveau européen. Le

  Source: parti-de-la-france.fr  

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