Extrait de l’Édition du 19 novembre 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

Le 4 novembre dernier, trente ans après la signature des premiers accords de Nouméa, les Calédoniens étaient appelés à voter pour décider, je cite les médias dominants, « s’ils souhaitent ou non rester au sein de la République », alors qu’ils s’agissaient surtout de rester ou non dans la France, et donc, cela a son importance, dans l’Union européenne. Les accords de Nouméa ayant gelé le corps électoral, c’étaient donc 174 000 électeurs qui étaient invités à se prononcer sur la question, je cite les accords, « transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité ». Avec une participation record de 80,63 %, 56,4 % des électeurs ont voté contre l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et ont choisi la France. Avec 43,6 %, le vote favorable à l’indépendance est plus important qu’annoncé par les sondages. Mais les résultats électoraux correspondent stricto sensu aux clivages ethniques : les Kanaks ont voté pour l’indépendance, les non-kanaks ont voté contre. Comme aux provinciales, le même nombre de voix sépare les deux blocs : 18 000. Autant dire que c’est la pire des configurations…   Au soir du résultat, plusieurs incidents ont été signalés dans les coins « chauds » de l’agglomération du Grand Nouméa. La Route Provinciale du sud (RP1) a ainsi été coupée par les gendarmes, suites à des signalements de véhicules en feu barrant la route au niveau de la tribu de St-Louis. Des caillassages et des tirs ont été recensés dans certains quartiers de la capitale (Magenta, Rivière-Salée et Montravel, notamment avec des incendies au dépôt de Toyota) et un magasin a été incendié dans le centre-ville de Nouméa. La frange la plus radicale des indépendantistes Kanaks a bien sûr légitimé ces violences, avec une forte teinte de racisme anti-blanc, anti-tahitiens et anti-wallisiens — des communautés qui sont présentes sur l’ile et qui ont voté massivement pour la Nouvelle-Calédonie française… Pourtant, le vote identitaire et idéologique de la jeunesse Kanak est clairement un aveuglement, un manque de réflexion et la preuve d’une naïveté immature.

  Source: parti-de-la-france.fr  

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