Extrait de l’Édition du 21 mai 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

L’accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne – ainsi que par l’Allemagne, par l’Union européenne et donc par l’Iran est mort, assassiné d’un trait de plume rageur par Donald Trump, le 8 mai dernier. C’était une promesse de campagne du Président américain, et il s’y tient. C’était une exigence d’Israël, et il s’y soumet. C’était la condition sine qua nonepour garder son allié saoudien, c’est gagné. Du point de vue américain, rien à dire. Mais de notre point de vue, français et européen, c’est une autre paire de manches. L’Iran est une puissance régionale de première importance. C’est aussi le seul pays à avoir les moyens militaires pour contrer le cynisme assassin des Saoudiens qui massacrent les Yéménites – plus de 10 000 morts en moins de 4 ans –, notamment grâce à l’armement que la France a vendu à la monarchie pétrolière… La victoire de son allié libanais, le Hezbollah, aux dernières élections législatives et leur implication efficace dans le conflit syrien en font des puissances militaires conventionnelles compétentes, entraînées et opérationnelles. Israël se souvient encore de sa défaite de 2006…   L’Iran, c’est aussi une puissance économique, 6eproducteur de pétrole au monde, et un marché très intéressant pour nos entreprises comme Peugeot, Renault, ou Total. L’enjeu est d’importance. Les investissements européens en Iran, émanant principalement d’Allemagne, de France et d’Italie, ont bondi de plus de 20 milliards d’euros depuis 2016. Quant aux exportations iraniennes de pétrole vers l’UE, elles ont augmenté en 2016 de 344 % par rapport à l’année précédente, à 5,5 milliards d’euros. Or, John Bolton, le nouveau conseiller du Président Trump à la sécurité nationale, avec une arrogance tout américaine, a été très clair dans ses menaces, je cite : « J’espère que les Européens comprendront qu’ils ont intérêt à s’aligner sur notre position ». Fin de citation. Les sociétés européennes souhaitant maintenir leurs échanges commerciaux avec Téhéran après la réintroduction des sanctions, seront donc frappées

  Source: parti-de-la-france.fr  

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