Extrait de l’Édition du 7 mai 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

L’Imbibé de Valenciennes a donc remis son plan banlieue à l’Illuminé du Touquet. Celui qui voulait 200 milliards pour électrifier l’Afrique est devenu sage, il ne demande plus que 53 milliards pour les banlieues : 5 milliards tout de suite, là, maintenant sur la table, et pour les 48 restants, on pourra attendre un an ou deux. 53 milliards pour 19 propositions, afin de libérer la créativité dans ces quartiers qui se disent oubliés de la République. Mettons les choses au point tout de suite : ce n’est pas la créativité qui est la plus incarcérée dans ces laboratoires du vivre-ensemble et depuis 1977, date du premier Plan Banlieue, ces pseudos-oubliés ont quand même coûté, excusez du peu, plus de 100 milliards d’euros aux contribuables français, jamais, mais alors jamais oubliés du Fisc et de Bercy quand il s’agit de raquer…   Le projet est ambitieux. Je cite : « 19 programmes robustes, structurants, innovants » pour « faire revenir la République » dans les quartiers face au « repli identitaire et communautaire ». La dernière partie de la phrase sera la seule lueur d’intelligence et de lucidité de tout le rapport. Ce n’est évidemment pas du repli identitaire suédois ni du communautarisme orthodoxe dont il s’agit. Mais même si Borloo fait ce constat évident de l’échec patent du pseudo-vivre ensemble et du bouclier en carton de la laïcité, il n’en tire aucune conclusion et son plan « banlieues » fait appel aux mêmes recettes appliquées dans les années 1980 qui ont mené aux émeutes de 2005. Depuis 1977, de « plans banlieues » à « plan Marshall pour les quartiers », de créations d’agences dédiées comme l’ANRU – l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine – en signatures de pactes pour la ville, de « contrats de cohésion sociale » en zones franches pour les cités, c’est près de cent milliards d’euros qui ont été investis dans cette « politique de la ville » dont le plan Borloo est la dernière mouture en date – la quatorzième, quand même ! – et dont la « discrimination positive » est la finalité en même temps que le moyen

  Source: parti-de-la-france.fr  

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