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Sondage après sondage, c’est la descente aux enfers pour les médias et les journalistes totalement décrédibilisés et le mouvement des Gilets jaunes n’aura pas arrangé les choses. Les journalistes sont incapables de s’interroger sur eux-mêmes, convaincus qu’ils sont de servir le camp du bien.
« Faut-il brûler les journalistes ? »
C’est le titre d’un dossier publié dans le dernier numéro de Valeurs actuelles dont voici la première partie :
Conspués par les « gilets jaunes », encerclés par le pouvoir d’Emmanuel Macron, les médias français traversent une période de virulente remise en cause. Radiographie d’une défiance profonde.
Il n’est pas loin de minuit, à New York, ce 8 novembre 2016, et Jim Rutenberg n’a plus aucun doute. Il y a quelques heures encore, le « médiateur » du prestigieux New York Times n’aurait jamais accordé le moindre crédit à cette hypothèse … Il faudra désormais s’y faire: Donald Trump sera le prochain président des États-Unis. Sans attendre, le journaliste s’installe à son bureau et commence à écrire:
« C’est un échec, celui de n’avoir pas su capter la colère qui bouillait dans une vaste proportion de l’électorat américain, laquelle s’estimait menacée dans ses emplois et méprisée par l’establishment de Washington, de Wall Street et des médias dominants. » Il ajoute: « Si nos médias ont été à ce point incapables de présenter un scénario politique reflétant la réalité, c’est qu’ils ont échoué dans leur mission la plus fondamentale. »
La même remise en cause s’était déjà imposée dans le Royaume-Uni du Brexit et n’allait pas tarder à s’inviter dans l’Italie de Salvini, comme partout dans une Europe politiquement bousculée. Deux ans après le scrutin américain, la France, qu’on pensait être passée, lors de l’élection présidentielle de 2017, à côté de son « moment populiste », connaît une crise dont les origines puisent à la même source que l’élection de Trump.
Comme là-bas, les médias ont échoué à prendre la mesure de la colère qui grondait dans le pays des oubliés. Comme là-bas, ils ont été pris pour cibles par ces « gilets jaunes » qui les désignent comme gardiens d’un « système » dont ils ne veulent plus. Le 24 janvier, la Croix révélait une étude de l’institut Kantar Sofres qui traduisait cette colère en chiffres: moins d’un quart des Français font confiance aux médias. La défiance dépasse, et de loin, la bataille du nombre de manifestants présents sur les ronds-points. Jamais, depuis 1987, la cote des journalistes n’avait été aussi faible.
Les « gilets jaunes » dénoncent trente ans de « mensonges », de « déformations de

  Source: lagauchematuer.fr  

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