Au début des années 1960, alors que l’habitat insalubre, les bidons villes, et les cités d’urgence d’après guerre  n’ont pas encore trouvé de solution, il faut à la fois loger une nouvelle population venue de la campagne et gérer l’arrivée d’un million de rapatriés d’Algérie. Dans l’urgence, généralement à la périphérie des centres ville, on va construire de fortes concentrations d’habitats sous forme de grandes barres d’immeubles.
Mais cet habitat social n’a pas été suffisamment entretenu, les attributions de logement n’ont pas été faites dans le souci d’une mixité sociale. Peu à peu la ghettoïsation des « banlieues » ou «quartiers prioritaires» s’est installée. Population de travailleurs pauvres, en précarité, logements détériorés mal entretenus, concentration de misère sociale, d’insécurité, de délinquance, de trafics en tous genres, ce qui devait être un « modèle pour les années 2000 » s’est révélé être un casse tête pour les gouvernements successifs.
D’émeutes en émeutes divers plans ont été mis en place pour les banlieues. Mais l’on ne cesse d’osciller entre le social et l’urbain, ce qui peut être considéré comme l’expression d’un sentiment d’impuissance. Les « banlieues » comme tout espace « ghettoïsé » souffrent de la nature dégradée de l’espace et la séparation entre celui-ci et l’espace environnant : la ville.
Les plans de réhabilitation urbaine n’ont pas apporté de mixité sociale : pas de dispersion des ménages pauvres et pas d’attraction de populations plus aisées.Pour donner un ordre de grandeur : le PNRU lancé en 2003, a mobilisé 44 milliards d’euros de travaux au total. Pour autant, élus et habitants s’accordent sur le sentiment d’une amélioration des conditions de vie dans les quartiers réhabilités où les tours détruites sont remplacées par des immeubles de plus petite taille et une offre d’accession à la propriété attractive.
Dans le dernier volet de la Politique de la ville, les quartiers prioritaires ont été ciblés en fonction de données économiques (le revenu des ménages). L’approche « rénovation » a été complétée par une approche de remobilisation des populations les rendant « acteurs du changement » dans les conseils citoyens. Ainsi ces quartiers font l’objet d’actions en faveur de l’éducation, y compris l’éducation à la parentalité, de lutte contre le décrochage scolaire, d’allégement du nombre d’élèves dans

  Source: m-e-i.fr  

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