Ils s’appellent Tony, Betty, Manu, Yasmine, Sylvie, Mélissa, Mourad, Corinne, Jeff. La plupart du temps, vous ne les remarquez pas… sauf quand vous en avez besoin. Pourtant ils sont là. Travaillant au contact de la rue, de la violence, de la misère sociale et de la mort. Voici le vrai visage des 149 000 flics de France. Extrait de “Paroles de flics” de Jean-Marie Godard aux éditions Fayard (1/2).

Les suicides dans la police. Un sujet sur lequel les syndicats et les associations de policiers alertent sans arrêt leur hiérarchie et le ministère de tutelle. Le 28 janvier 2015, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve reçoit les syndicats de police pour annoncer des mesures « destinées à renforcer la prévention des suicides dans la police », après une année catastrophique en 2014 où cinquante-cinq policiers se sont donné la mort, « contre une quarantaine les années précédentes »2 . Il annonce notamment le recrutement de sept psychologues supplémentaires au sein du Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO), créé en 1996, rattaché au ministère de l’Intérieur, et qui compte une centaine de psychologues à l’écoute des policiers à travers toute la France. Son plan prévoit également le recrutement d’autres psychologues chargés de « l’accompagnement des élèves policiers de tous grades durant leur scolarité », et un rappel à l’ordre des chefs de service afin qu’ils s’assurent « que les policiers répondent réellement aux convocations des médecins de prévention ». Une convention de suivi est également signée avec Le Courbat pour le retour des policiers en service après un congé de longue maladie. Il décide aussi de multiplier les casiers individuels permettant de déposer son arme en fin de service et de la laisser sur place. En 2015, ils sont quarante-cinq policiers à se donner la mort1 . Les syndicats mettent en cause la pression du chiffre, de la hiérarchie, les (…)lire la suite sur Atlantico

  Source: parti-de-la-france.fr  

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