Vendredi 30 juin, le député Front National et adjoint au maire d’Hénin-Beaumont Bruno Bilde, a fait intervenir au conseil municipal Sophie Fessard, qui se prétendait victime des attentats de Nice. Une intervention qui a suscité le scandale.

“Je suis une rescapée de l’attentat de Nice. J’ai perdu ma famille, mes amis. Avant j’étais normale, aujourd’hui je suis paralysée des membres inférieurs.” C’est ainsi que Sophie Fessard a commencé son intervention au conseil municipal d’Hénin-Beaumont où Bruno Bilde et Steeve Briois, respectivement adjoint et maire de la commune du Pas-de-Calais, avaient exceptionnellement fait appel à une personne du public. Le sujet à l’ordre du jour ? L’armement des policiers municipaux, une revendication récurrente des élus du Front National. contenu partenaire  avec le Nikon D3400  en partenariat avec Nikon Face à une opposition médusée qui dénonce avec fracas une instrumentalisation orchestrée par Bruno Bilde, la “victime” des attentats de Nice poursuit : “Si les policiers municipaux avaient été armés à Nice, le terroriste ne m’aurait pas roulé dessus. C’est indigne et irrespectueux pour nous, les victimes, de demander le désarmement”.  Elle se prétendait déjà victime du Bataclan Seulement voilà, la Voix du Nord  rapporte que Sophie Fessard, originaire de Rouen, s’était déjà présentée par le passé comme une victime des attentats du Bataclan. Contactée par le journal, la police judiciaire de la ville de Rouen a confirmé qu’elle n’apparaissait pas dans le registre national des victimes… Le quotidien régional cite ensuite une source anonyme de Rouen qui achève de jeter le discrédit sur ce témoignage : “Elle s’était déjà présentée en victime de l’attaque du Bataclan. Encore auparavant, elle se disait handicapée à cause de mauvais soins. Elle se présentait déjà en fauteuil roulant avant les attentats de Paris et de Nice. J’ai en ma possession des documents médicaux qu’elle a clairement falsifiés.” On trouve en effet trace d’un témoignage de Sophie Fessard paru en 2007 dans Le Parisien  où elle raconte avoir entamé une grève de la faim d’une douzaine de jours devant l’hôpital où elle aurait été victime d’une erreur médicale, sans que l’on sache ce qu’est devenue la procédure

  Source: parti-de-la-france.fr  

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