Extrait de l’Édition du 9 avril 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

À l’annonce des réformes constitutionnelles envisagées par le Gouvernement Philippe et Emmanuel Macron, Carl Lang a posté le twitt suivant : « Le gouvernement prévoit de réduire de 30 % le nombre de députés en faisant passer la prochaine assemblée nationale de 577 à 404 membres. Enfin une bonne nouvelle ! »… Il faut dire que c’est un des paradoxes français. Alors que la démocratie recule à grands pas dans notre pays, au même rythme que la liberté d’expression ou les libertés individuelles, notre pays est celui qui comporte le plus d’élus par habitant. Avec 618 384 élus, la France compte un mandat électif pour 104 habitants et 1 électeur sur 100 est conseiller municipal. Un record quand on sait que l’Irlande compte un élu pour 2 336 habitants, la Grande-Bretagne pour 2 603 habitants et que le taux de représentation français est quatre fois et demie supérieur à celui des États-Unis… Et tout cela a un coup, 1,2 milliard d’euros en 2011, 1,66 milliard en 2013…   Il faut réduire le fameux mille-feuilles administratif. Mairies, intercommunalités, cantons, métropoles, départements, régions, Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen… Si on simplifiait le système ne serait-ce qu’en fusionnant les communes et les communautés de communes qui se superposent, pour avoir une sorte de collectivité moderne du XXIe siècle, on pourrait économiser une quinzaine de milliards d’euros en cinq ans environ, sur un total de 250 milliards. Les cantons, bases électorales des départements, n’ont plus de raison d’être, on peut donc regrouper les compétences des conseils territoriaux et régionaux sous l’égide des Régions, celle-ci ayant fait la preuve de leur pertinence… pour peu que l’on respecte leur identité comme en Normandie, et que l’on ne crée pas des monstres technocratiques comme l’a fait la dernière réforme avec l’ALCA pour Alsace Lorraine Champagne Ardennes…   Cette réforme constitutionnelle va également redéfinir le rôle de plusieurs institutions. La Cour de Justice de la République (CJR) sera supprimée. Ce n’est en effet pas l’indépendance et l’intégrité qu’elle a affichées qui méritaient de la sauver. Les pouvoirs du Conseil supérieur

  Source: parti-de-la-france.fr  

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