Osons redéfinir le périmètre de l’action publique. Sans humilier les fonctionnaires.
Nous considérons que l’action publique est une production et que les trois questions suivantes doivent être courageusement abordées avant de faire de la surenchère populiste sur la suppression de fonctionnaires. Qu’attendent les Français de l’action publique ? Quel est le juste besoin d’action publique ? Qui est le mieux placé pour la produire ?
Le caractère soi-disant exceptionnel du « modèle public français » ne nous dispense pas d’un débat sur ce qu’est, aujourd’hui le juste besoin d’action publique des citoyens et d’une catégorie particulière d’entre eux, les acteurs économiques. De même que nous ne pouvons plus partir seulement de ce qu’il serait souhaitable de faire, sans savoir ce que nous (citoyen et puissance publique) pouvons aujourd’hui nous payer. Une telle approche est refondatrice dans les relations entre la « puissance  publique » et le citoyen et permet de  rompre avec la logique du toujours plus d’action publique! Ceci est particulièrement vrai pour la « solidarité nationale » devenue bien trop étendue pour être réelle ! Cette priorisation devra partir du principe qu’à la base l’individu doit se prendre en charge et que le développement de la subsidiarité s’applique dès ce niveau. Ceci suppose la responsabilisation de chacun, du cercle familial, des associations, des acteurs économiques et des partenaires sociaux. Encore faut-il le dire !
 
Faisons de la réduction du nombre de fonctionnaires une démarche de progrès.
Affirmer une énième fois que « L’Etat ne peut pas tout ! » et même en y ajoutant, ce qui est déjà une avancée significative que « l’Etat ne doit pas tout », ne   règle rien. L’originalité est de refuser un débat qui ne relèverait que de nouveaux mécanos administratifs au service d’objectifs discutables et donc de poser des préalables forts.
Par ailleurs, toute nouvelle réflexion, toute nouvelle réforme territoriale ne pourra avoir lieu qu’avec l’affichage dominant d’un souci de réduction des coûts de structure et de fonctionnement de « l’entreprise France ». La compétitivité n’est pas seulement l’affaire du secteur marchand. Aborder cette question nécessite une posture résolument progressiste.
Dans un contexte budgétaire difficile pour l’Etat, limiter la réflexion à « ce que peut faire l’Etat » serait la plus mauvaise des approches. Sous le

  Source: lafrancequiose.fr  

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