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Une ère nouvelle devait s’ouvrir, celle de la recomposition ou du renouvellement de la politique française. Non seulement rien n’a changé sur le fond des choses, mais nous assistons impuissants à l’aggravation de ses pires travers, comme la quintessence des dérives de ces dernières décennies. Le phénomène a des causes diverses, dont la dérive des institutions (l’excès de présidentialisme), l’évolution des mentalités (l’ère du vide), la médiatisation à outrance de la politique (la politique spectacle), le déclin de la politique au sens noble du terme, celui de « gouvernement de la cité »:

Apothéose du culte narcissique de la personnalité, à un niveau encore jamais atteint depuis plus d’un demi siècle, et qui donne le vertige;
Enchaînement des polémiques stériles au jour le jour (la dernière en date, sur l’Afrique);
Absence de cap, foisonnement des annonces vagues et contradictoires et des volte-face (réformes fiscales);
Fuite permanente du monde des réalités (enjeux de la dette publique, du chômage, de la désindustrialisation, de la réforme de l’Europe, de la crise migratoire);
Destruction larvée des sources d’autorité et d’action que sont le Gouvernement, le Premier ministre, les ministres, et le Parlement, noyées dans le reflet médiatique d’un seul individu;
Nullité de l’opposition républicaine, obsédée elle aussi par ses querelles mégalomanes, ses ambitions individuelles débiles, plutôt que par la réflexion collective sur un avenir commun;

  Source: lagauchematuer.fr  

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