Dix-sept personnes ont été interpellées, lundi, après le démantèlement d’un trafic de stupéfiants. Treize ont été mises en examen. Neuf d’entre elles ont été placées en détention provisoire.
Le dossier a demandé de longs mois de travail et d’investigation. À la fin de l’été 2017, la brigade de stupéfiants met sous surveillance la rue Neyron, à Saint-Étienne, entre la gare de Châteaucreux et le Crêt de Roc. Les policiers ont compilé de nombreux témoignages, de riverains notamment, qui leur rapportent les mêmes faits : l’artère serait la plaque tournante d’un vaste trafic de résine de cannabis et d’herbe. L’enquête débouche, lundi 12 mars, sur l’interpellation de dix-sept personnes dans l’agglomération stéphanoise. Vendredi, la commissaire, Fanélie Raverot, et le procureur adjoint, André Merle, ont fait le point sur l’affaire. Jusqu’à 240 transactions par jour Sur les dix-sept personnes arrêtées et placées en garde à vue jusqu’à, pour certaines, jeudi soir, treize ont été mises en examen. Neuf ont été placées en détention provisoire, dont un mineur. « On estime que près de 240 transactions s’effectuaient chaque jour rue Neyron, explique André Merle. Deux équipes de trafiquants se succédaient sur place, de 9 heures à 1 h 30. » Et l’activité était très lucrative : les trafiquants pouvaient réaliser jusqu’à 150 000 euros de profit par mois. Lundi, les policiers ont saisi 3 kilos de cannabis et 20 000 euros en espèce. « Ce n’est pas considérable, mais logique. La rotation des produits rue Neyron était très importante », ajoute Fanélie Raverot. L’affaire n’est néanmoins pas encore terminée. Une dernière personne, dont le rôle exact dans le trafic n’a pas été précisé, reste encore recherchée par les enquêteurs. source : http://www.leprogres.fr/loire-42-edition-saint-etienne-metropole/2018/03/16/rue-neyron-les-trafiquants-gagnaient-150-000-euros-par-mois

  Source: parti-de-la-france.fr  

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