Extrait de l’Édition du 15 janvier 2018 Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France

Ce fut longtemps une vitrine du savoir-faire français, tant technologique que commercial. Mais, ça c’était avant. Aujourd’hui, la SNCF, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est au contraire la vitrine de ce mal bien français, la décadence… Décadence : nom féminin, exprimant le déclin, l’affaiblissement, la perte de prestige… Gares en vrac. Trains en retard et surbookés. Service déplorable. Sécurité inexistante. Accidents à répétition. Hygiène relative. Information absente. Des privilèges indécents…   La SNCF, c’est une dette colossale. Un monstre qui grossit quasi mécaniquement d’environ 2 à 3 milliards d’euros par an. Parmi les “dettes cachées” de l’État français, celle de la SNCF fait figure de gigantesque bombe à retardement. Depuis la fin des années 90, elle est passée d’un peu moins de 30 milliards d’euros à plus de 50 milliards, dont 42,2 milliards logés dans SNCF Réseau (anciennement RFF). Soit l’équivalent de 2,5 points de PIB français. Mais il manque quand même 1 milliard par an pour juste tenter d’enrayer le vieillissement du réseau. Les comptes de la SNCF sont (presque) aussi opaques que ceux des syndicats mais on sait tout de même une chose assez édifiante : seule sa filiale de transport routier est profitable. Toute l’activité rail est massivement déficitaire et n’apparaît équilibrée que grâce à de massives subventions d’état.   La SNCF, c’est un aveugle qui conduit des TGV. Toute sa politique commerciale a été construite autour des lignes à grandes vitesses, méprisant les liaisons régionales et le fret. Or la construction de ces lignes est ruineuse et leur rentabilité ne cesse de s’effriter, la clientèle reculant devant des retards de plus en plus fréquents, des pannes à répétition, des tarifs exorbitants et incompréhensibles pour des prestations de plus en plus mauvaises. Pendant ce temps, les TER et les Intercités sont laissés à l’abandon et à la charge de régions qui n’en peuvent plus de pallier les insuffisances de la SNCF, sans avoir la main sur les commandes. La Normandie d’Hervé Morin a franchi le pas en prenant entièrement la gestion de ses trains.

  Source: parti-de-la-france.fr  

Voir sur le site du Parti de la France