La grève qui commence ce matin à à SNCF s’annonce dure. Elle va rendre difficile la vie de nombreux Français.
Le gouvernement  et la CGT ont choisi de jouer le rapport de force et de faire de cette grève un test pour les réformes à venir. Dans ce contexte, le pouvoir estime tactique de retarder la communication de ses intentions et de ne les rendre publics que très progressivement. C’est pour cela que la ministre des transports n’a dévoilé que vendredi dernier le premier chapitre de la réforme sur les modalités de l’ouverture à la concurrence…
Une grande nation comme la France ne se transforme pas dans le brouillard et l’opacité. Et notre peuple mérite mieux que d’être l’otage du bras de fer entre l’exécutif et la centrale syndicale.
Il faut réformer la SNCF ! Tous les Français, y compris les cheminots, en conviennent. Mais rien ne servirait de réformer pour réformer. Et les arguments de l’ouverture à à concurrence ou de l’abolition de privilèges dépassés ne peuvent suffire.
Nous savons tous qu’elles ont été les conséquences de réformes que le pouvoir ne justifiait que par la nécessité de se plier à une contrainte européenne d’ouverture à la concurrence. Quant à l’abolition des privilèges, l’argument ne pourrait convaincre que si l’Etat commençait par montrer l’exemple en supprimant ceux des nos gouvernants ou des fonctionnaires. Le précédent de la réforme des notaires lancée par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de François Hollande incite aussi au scepticisme.
C’est parce que l’exécutif sera clair sur la réforme de la SNCF qu’elle sera un succès. Son enjeu est de donner à la France le système ferroviaire dont elle a besoin pour le XXIeme siècle. L’objectif est triple : assurer le transport rapide des Français dans les meilleures conditions de sécurités et au moindre coût, contribuer efficacement à la réduction de la pollution et à la préservation de l’environnement et permettre un aménagement volontariste du territoire et le désenclavement des déserts ruraux. Toute réforme qui n’attendrait ces résultats serait un échec.
Au moment où ils demandent aux Français de supporter les conséquences du conflit avec les cheminots, le président de la République

  Source: la-france-en-marche.fr  

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