Pour Paul-François Paoli, la victoire des nationalistes aux législatives en Corse est le signe d’un éloignement progressif entre la France et l’île, qui refuse de continuer à faire partie d’un pays qui rejette sa culture et son histoire et renonce peu à peu à la maîtrise de son destin.

Le moins que l’on puisse dire est que la Corse ne partage pas la macronmania ambiante. Au-delà du caractère cocasse de la présence de députés nationalistes à l’Assemblée, militants dont l’idéologie conteste l’existence même d’une représentation nationale à laquelle ils participent désormais, on doit se poser la question de ce que cette élection révèle. Deux états de choses à notre avis. La première leçon est que dans cette région de moins de 350 000 habitants la sensibilité politique dominante est depuis longtemps «identitaire». Identitaire version Marine Le Pen, qui est arrivée en tête au premier tour de l’élection présidentielle devant Fillon. Identitaire aux législatives de juin avec les nationalistes.  La Corse, ou le même individu peut voter tour à tour FN ou nationaliste illustre à sa manière une des intuitions du grand sociologue italien Pareto qui fut un des auteurs de référence de Raymond Aron. Les idéologies sont une faible réalité à la surface de nous-mêmes. Nos choix politiques fondamentaux sont affectifs. À cet égard le microcosme corse témoigne d’une fracture avec le continent qui va très au-delà du clivage mis en évidence par Christophe Guillou dans La France périphérique. Certes la Corse, de par son caractère excentré, son fort taux de chômage et sa faible activité économique appartient bien à la France périphérique, mais ce n’est pas tout.  La Corse est en rupture de ban symbolique avec l’hexagone. Pour beaucoup les Corses n’éprouvent plus le sentiment d’avoir une communauté de destin avec la France. La Corse est en rupture de ban symbolique avec l’hexagone. Pour beaucoup les Corses n’éprouvent plus le sentiment d’avoir une communauté de destin avec la France, contrairement à moult Antillais ou Réunionnais. Si nous nous permettons de généraliser d’une manière que d’aucuns trouveront abusive c’est que la société corse est suffisamment modeste

  Source: parti-de-la-france.fr  

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