Partager sur Facebook
Twitter
Google +

J’ai fait un rêve ! J’ai rêvé que mon président de la République faisait un discours renversant au soir du 31 décembre 2017. Un discours mémorable, un discours extraordinaire. Je me souviens encore, dans les grandes lignes, des principaux faits marquants.
Chers Françaises, chers Français, chers compatriotes, de France et d’outre-mer.
Je vous ai menti. J’ai fait tout ce qu’il fallait faire pour être élu. J’ai dit tout ce que les gens de la bien pensance voulaient entendre. J’ai négocié avec les acteurs financiers, j’ai dit que je ferai toutes les réformes qu’ils souhaitaient ! J’ai menti, et je vous le dis aujourd’hui, à l’aube de cette année nouvelle 2018, que je n’en ferai rien.
Chers compatriotes, je ne chercherai pas à diminuer votre protection sociale, ni même à faciliter vos licenciements et engager une réforme permettant une précarité plus forte, et encore moins, à favoriser les délocalisations.
Chers compatriotes, si j’ai menti, c’est pour votre bien ! C’est pour que vous ayez un président qui soit à votre écoute, qui sache qui vous êtes, et vous soutiendra. Si je vous ai menti, c’était pour mieux tromper cette gauche laxiste, cette gauche socialiste qui, à travers tous les courants de la vie politique, entraînait la France dans le précipice et la décadence.
Si je vous ai menti, c’est pour tromper les millionnaires qui tiennent les rênes du pouvoir médiatique, qui financent les journalistes en leur mettant le couteau sur la gorge ! Ô certes, il n’a pas fallu beaucoup les forcer, juste un mot par ci, un froncement de sourcil par là, et quelques mises au point rapides, dans les bureaux des différents présidents de chaînes. Ce qui m’a permis d’inonder les magazines, les premières pages, les gros titres, etc. Je m’étais souvenu de cette phrase de Platon : L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance. Je connaissais votre ignorance, et surtout la connaissance de ceux qui font la pluie et le beau temps dans les sondages, pour influencer votre opinion.
Je vous ai menti parce que je savais, comme le disait George Orwell, que« le premier effet de la pauvreté est de tuer

  Source: lagauchematuer.fr  

Voir sur la gauche m'a tuer